Inspiration Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Texte Pascal Duchêne – Photos Pascal Duchêne


Et d’un coup, l’idée a germé dans leur esprit, un article, une réflexion d’un ami, une émission de télévision, un roman leur ont instillé le virus : Compostelle, oui, bien sûr ! « Le chemin m’appelle » disent certains pèlerins. Pourquoi près de 450.000 personnes sont-elles arrivées l’an dernier au bout de la Galice ? Pourquoi certaines d’entre-elles marchaient-elles depuis près de 3 mois ? Pourquoi cette cathédrale et la tombe de ce bonhomme appelé dans les évangiles Jacques, fils de Zébédée, possèdent-t-elle cette attirance magnétique ?

Quand tout cela a-t-il commencé ? recommencé ?

Qui est ce Jacques, qui se révèle tantôt comme apôtre, tantôt comme évangélisateur, chevalier et de nos jours redevient le pèlerin modèle de millions de marcheurs.

L’histoire commence un beau matin sur les bords du lac de Tibériade lorsque Jésus appelle deux frères, Jacques et Jean, pêcheurs assis dans leur barque, à le suivre. (Mc 1, 19-20) Bien vite, Jésus fera connaissance avec leur tempérament de feu et les surnommera « Boanerguès » , fils du Tonnerre (Mc, 3, 17).

Jacques vivra les principaux épisodes de la vie de Jésus en tant que témoin privilégié, et après Pâques et la résurrection du Christ, il partira propager la Bonne Nouvelle, l’Evangile, dans le monde. Il mourra en martyr en l’an 44 à Jérusalem, comme le rapporte les Actes des Apôtres (Ac, 12, 1-3). Voilà pour la figure historique de Jacques.

Ensuite, la tradition et puis la légende vont s’emparer de ce fabuleux personnage. Des écrits circulant dans le monde chrétien vont attribuer au fil du temps « l’Hispanie » comme région d’évangélisation de Jacques. Peu à peu, le pouvoir temporel et le pouvoir religieux vont intégrer l’apôtre Jacques dans une même personne, emblème et champion des contrées d’Espagne, vers le VIIème et VIIIème siècle. Nous sommes depuis 741 et la Bataille de Poitiers dans un processus de reconquête de la Péninsule Ibérique et saint Jacques va devenir l’étendard de cette reconquête. Entre 810 et 820, un ermite découvre un tombeau suite à un phénomène extraordinaire. Théodomir, L’évêque des lieux à Iria Flavia, reconnaîtra la sépulture comme celle de l’apôtre Jacques et de ses deux disciples. C’est une révélation, pas l’ADN qui bien sûr préside à cette affirmation.

Le roi d’Oviedo se serait alors rendu en pèlerinage sur les lieux, confortant le début d’une longue histoire qui nous même à aujourd’hui. Compostelle deviendra l’un des pèlerinages majeurs de la chrétienté au Moyen-Age. Du XIème à la fin du XIIIème siècle, il connaîtra un développement continu, marqué cependant par des épisodes tragiques comme le sac de Compostelle par l’armée d’AlMansour en 997. Au XIIIème siècle, l’archevêque de Compostelle Diego Gelmirez, soutenu par ses intenses relations diplomatiques et le pape Calixte II, composera le Codex Calixtinus, qui fera office de somme théologicopratico-historique du pèlerinage à Compostelle vers 1250. Un des livres de ce codex ne sera traduit qu’en 1932, c’est le fameux « guide du pèlerin » attribué à Aymeri Picaud.

Les soubresauts de l’Histoire que sont les guerres (en autres de religion) , les calamités naturelles, famines et épidémies de peste commenceront vers 1400 à entraîner le déclin du pèlerinage. La réforme luthérienne et la contre-réforme favoriseront plus encore ce déclin. Erasme fustigera les pèlerins et plus tard Louis XIV en limitera fortement les mouvements. Le siècle des Lumières et la Révolution Française sembleront donner un coup de grâce à cette aventure devenue romantique et « moyenâgeuse » Et nous voilà fin du XIXème siècle, alors moins de 500 pèlerins par an arrivent encore à Compostelle en pèlerinage pour honorer saint Jacques, dont on a d’ailleurs égaré les reliques depuis près de 300 ans ! En 1879 , Antonio Lopez Ferreiro, Chanoine de la Cathédrale de Compostelle, archéologue et écrivain relance des fouilles dans la Cathédrale et l’on retrouve les reliques sous le maître autel de celleci. Une bulle du pape Léon XIII en attestera alors de leur authenticité. Mais le pèlerinage n’est pas relancé pour autant car les deux guerres mondiales et la guerre civile en Espagne en 1936 limiteront sa portée à l’Espagne. Après la 2ème guerre mondiale, des historiens continuent d’étudier et de se passionner pour le pèlerinage… dans son histoire médiévale et se remettent à marcher, à chevaucher vers la tombe de l’apôtre dans une Espagne devenue franquiste.

Le pèlerinage à Compostelle commence à sortir des amphithéâtres avec la publication de divers récits de pèlerins pionniers, la création de la Société Française des Amis de Saint-Jacques de Compostelle et la sortie du livre de deux journalistes, P. Barret et J.-N. Gurgand, relatant leur périple en 1978. En 1982, la venue de Jean-Paul II à Compostelle, d’où il interpelle la jeunesse d’Europe et l’appelle à retrouver ses racines et ses valeurs, sonne la charge du renouveau pèlerin de la fin du XXème siècle. Et la lente et longue procession de pèlerines et de pèlerins se remet en route sur ces chemins millénaires que l’on redécouvre ou invente parfois partout en Europe et surtout en France et en Espagne. Des associations jacquaires naissent dans les années 80-90, de partout en Europe …et du monde entier au tournant du 2ème millénaire, l’on vole, marche et pédale vers Santiago.

Quelle est donc ce moteur qui nous pousse vers Santiago ?

UN CHEMIN DE TRANSFORMATION

Le pèlerinage, c’est symboliquement une image de notre vie. C’est aussi une école de dénuement et une marche vers la mort à certains de nos comportements, c’est un subtil passage de l’avoir vers l’être, du matériel vers l’humain, de la matérialité vers le spirituel. Nous sommes en route dans notre vie, de la naissance à l’âge mûr nous grandissons et déployons une énergie certaine qui va à un moment décliner et nous mener à la mort. Pèleriner, c’est en quelque sorte apprendre à mourir, pour mieux vivre. Le pèlerinage à Compostelle a ceci de particulier qu’il est bicomposante : des moyens que sont les chemins que l’on parcourt en marchant traditionnellement et un but – un tombeau, celui de l’apôtre Jacques. Le chemin est important, par sa lenteur, par sa longueur, car il permet de rentrer en soi-même, de se convertir, c’est-à-dire de se retourner vers l’essentiel en se détournant du superflu que notre société a peu à peu réussi à nous imposer comme norme.

Quoi de plus nécessaire que la vie ! Qu’est-ce qui nous fait vivre finalement. C’est la question fondamentale pour un être humain? Le chemin de Compostelle est un lieu de rencontres, de partages. C’est un laboratoire de vie qui nous apprend l’accueil et le respect de l’autre tel qu’il est. C’est un lieu d’hospitalité envers l’étranger.

Le chemin est un lieu qui dépouille, qui pardonne, qui fait passer audessus des différents types de deuils, des différentes morts à soi-même que notre vie moderne nous laisse croire révolus, voire inexistants. Deuils réels suite à la perte d’une personne chère, mais aussi deuils dans nos vies : ambitions non assouvies, amitiés ou amours non rencontrés, perte de la santé, perte d’un travail … Souvent ces accidents de vie demandent de la résilience, demandent un dépassement pour mieux franchir l’obstacle.

UN CHEMIN AUSSI EN TRANSFORMATION

Le chemin d’il y a 40 ans, laissant la place belle à l’aventure de découvrir la route à peine évoquée dans de rares ouvrages, de ne pas se soucier de son logement, de s’émerveiller de rencontres improbables et de s’étonner de la générosité des hôtes d’une étape à bien évolué. Aujourd’hui, ce que les pèlerins fuient d’un côté dans leur vie quotidienne, ils l’exigent parfois sur les chemins en termes de confort, de services et de reconnaissance. Cette évolution ne serait-elle pas la conséquence d’un mode de vie aujourd’hui connecté parfois à outrance? Les soirées entre pèlerins au refuge sont maintenant victimes de la « smartphone-mania ». SMS, Tweets, whatsapp et autres réseautages facebook diminuent la qualité et la chaleur des contacts humains. Ainsi, il arrive parfois que les premières attentes des pèlerins ne visent plus la qualité humaine de l’accueil, le « refuge », la convivialité à l’étape, mais le confort, le code WiFi et le « profil » des pèlerins présents.

Un sentiment de malaise s’installe le long de certains chemins lorsque le commercial et le touristique dénaturent l’expérience pèlerine. Que dire aussi lorsque la pression de la multitude des pèlerins sur l’environnement devient une question cruciale. L’expérience pèlerine, unique et personnelle, s’inscrivait plus facilement au début du renouveau dans une communauté au service des futurs pèlerins, dans une association qui rassemblait, permettait de revivre les moments de son voyage. Aujourd’hui, toutes les associations se plaignent d’un manque de bénévoles prêts à transmettre ce qu’ils ont vécu aux futurs pèlerins. Fédérer est devenu plus difficile de nos jours. Le témoignage est parfois trop ponctuel, local et finit par ne pas porter de fruits.

Vous trouverez dans la littérature et sur Internet la multitude des chemins qui peuvent vous conduire à Compostelle depuis la Belgique, la France ou l’Espagne. Les plus connus d’entre eux sont en Belgique la Via Mosana, en France la Route du Puyen-Velay et en Espagne le Camino Francès. La fréquentation des chemins de Compostelle n’a cessé d’augmenter quasi exponentiellement depuis 30 ans. La Belgique se maintient dans le top 20 du nombre de pèlerins par pays arrivant à Compostelle. L’Espagne fournit à peu près 50 % du contingent annuel de pèlerins. Et pourquoi donc aller à Compostelle. Revenons à nos questions de début d’article. Un petit sondage sur les demandes de credencial demandées de mai 2018 à mai 2024 via notre site internet nous apprend énormément sur les motivations des pèlerines et pèlerins. L’échantillon est petit, mais cependant éclairant comme le montre le graphique 4. ( Sources : statistiques du Bureau des pèlerins à Compostelle : https://oficinadelperegrino.com/ estadisticas-2/) Le Bureau des pèlerins nous dit qu’en 2023, 42% des motivations étaient religieuses, 35% religieuses au sens large et 23% non religieuses. Légèrement plus de femmes que d’hommes semblent être en chemin. La pyramide d’âge des pèlerins donne 40% des pèlerins entre 18 et 40 ans et aussi entre 40 et 65 ans.

ET POURQUOI DONC ALLER À COMPOSTELLE, REVENONS À NOS QUESTIONS DE DÉBUT D’ARTICLE.

Un petit sondage sur les demandes de credencial demandées de mai 2018 à mai 2024 via notre site internet nous apprend énormément sur les motivations des pèlerines et pèlerins. L’échantillon est petit, mais cependant éclairant comme le montre le graphique 4. Les demandes de credencial sont souvent considérées par les futurs pèlerins comme majoritairement spirituelles et/ou religieuses. Nous remarquons aussi que le mot « spirituel » couvre un large éventail de motivations aussi tournées vers le retour à la nature et à une meilleure connaissance de soi-même. Enfin, cette micro analyse montre que près de 20 % de personnes ne partagent pas leur motivation en ne répondant pas à la question. Ainsi apparaissent des motivations religieuses ou spirituelles.

Alain ( 51 ans ) : « Aller à  la rencontre de moi-même, de Dieu j’espère et des autres pèlerins si j’en rencontre. »

Sarah ( 50 ans) : « Mon fils est gravement malade. Le chemin est un temps pour me laisser pleinement habiter par la foi. » Le spirituel et/ou le religieux sont d’ailleurs parfois associés à une motivation supplémentaire :

Lionel (34 ans ) : « Il y a la motivation spirituelle, se retrouver avec soi-même sur le chemin, profiter du temps long,… Mais aussi, je fais de la randonnée depuis quelques années maintenant et j’aime beaucoup cela. J’aime également voyager et rencontrer de nouvelles personnes. »

Sans surprise aussi, le pèlerinage permet de passer au-dessus du deuil d’un ami ou d’un parent proche :

Santiago (43 ans) : « Nous entreprenons ce pèlerinage en mémoire de mon père décédé en 2017. L’ami qui m’accompagne était le meilleur ami de mon père. Il était sur le camino francès quand mon père nous a quittés. Nous nous sommes fait la promesse de retourner à  Saint-Jacques à  pied pour rendre hommage à  mon père. »

Jean-Marc  (53 ans) : « Après le décès de l’un de mes enfants, j’ai trouvé beaucoup de réconfort dans la marche et j’aime être seul dans la nature. »

Maddy ( 66 ans) : « Papa est décédé il y a 1 an. Nous étions très proches. J’ai senti sa présence pendant plusieurs mois après sa mort, elle fut pour moi une aide précieuse pour faire mon deuil. Entamer le chemin, est une manière pour moi de dire merci et d ‘entamer une autre tranche de ma vie. »

D’autres deuils naissent d’un accident de vie que la vitesse folle de notre quotidien matérialiste n’aide pas à guérir. Le Camino apparaît alors comme un espoir.

Sophie (58 ans) « Je me retrouve à  la croisée de chemins dans ma vie…continuer une vie à  du 200 à  l’heure….ou oser prendre le temps…et abandonner un peu de notre confort et richesse…Choix qui devrait être facile..surtout après un burn-out…mais qui s’avère plus difficile que je ne pensais. Quelles sont mes vraies valeurs… et est-ce que je vais oser vivre selon celles-ci… Voilà  les réponses que j’aimerais trouver au bout du chemin de St Jacques. »

Caroline (48 ans) : « Un besoin de me retrouver, de faire une introspection suite à  une maladie, de me surpasser et de me reconnecter à  l’essentiel, pour contempler la nature et continuer à  m’émerveiller de ses beautés. » Mais c’est surtout pour se retrouver eux-mêmes en profondeur, pour (re) trouver un sens et une direction à leur vie et à tout âge, que nombre de pèlerins et pèlerines se sentent appelés par le chemin :

Pascale (50 ans): « Après avoir vécu une année très préoccupante et intense professionnellement, je me suis épuisée et perdue moimême. J’ai décidé de lâcher prise cad de m’affranchir de ‘moi’( le déclencheur) et de vivre dans la paix et l’ amour. Ce pèlerinage est une façon de vivre le présent dans cette paix et l’amour et trouver mes sens personnels. »

Alex (61 ans) : « Je marche vers “Composte” pour me retrouver et trouver des réponses. J’ai 61 ans et je suis plein de questions concernant ma famille, ma santé. … En marchant, je me retrouve avec la personne la plus difficile à  comprendre, moi. »

Sophie (46 ans ) : « Ralentir, être, être avec, prendre le temps, me confronter à  mon humanité, apprendre la confiance, aimer mieux. »

Simon (24 ans ) : « Je commence ce pèlerinage dans le but de me retrouver moi après avoir terminé mes études. Je me trouve à  un carrefour de ma vie… De plus, j’ai perdu mon papa il y a un an. Il est tombé amoureux de la marche et de la randonnée et de ce pèlerinage plus particulièrement. C’est pourquoi ce pèlerinage me permettra je l’espère, d’en plus me retrouver moi, de le retrouver aussi d’une certaine façon. » L’envie de quitter son mode de vie devenu incompréhensible, voire insupportable, survient aussi comme déclencheur pour se mettre en route :

Brian (28 ans ) : « J’entreprends ce pèlerinage pour deux grandes raisons : – l’envie de prendre un peu de recul par rapport à  notre société. – l’envie de faire des rencontres que je ne pourrais pas forcement faire en restant dans ma chambre d’étudiant. »

Charlotte (33 ans ) : « Mon compagnon et moi-même souhaitons retrouver une vie simple et renouer avec la nature. Nous voulons retourner à  l’essentiel et faire une pause avec certains aspects de notre société pour nous questionner sur nos choix de vie à  venir. »

Cécile et Christian (50 et 63 ans ) : « Besoin de me reconnecter à  moi-même, à  l’essentiel et de couper avec la vie matérialiste et hyper digitalisée que je mène. »

Delphine (30 ans ) : « A l’aube de mes 30 ans, je désire faire le point sur le chemin déjà  écoulé et la direction à  prendre pour la suite du voyage. La foi m’a toujours accompagnée donc il me semblait logique d’aller sur un chemin catholique. »

Benjamin (40 ans ) : « … suite à de nombreux événements dans ma vie, je ressens le besoin de me retrouver seul avec moimême, de me reconnecter avec le divin et le sacré qui est en moi, de communier avec la nature, de ralentir et de simplement marcher »

Des motivations philanthropiques ne sont pas exclues par ailleurs :

Guillaume (26 ans )  : « Je marche jusqu’à  Compostelle en vue de lever des fonds pour un petit village des Philippines vivant dans une grande pauvreté. L’idée est d’offrir des formations professionnelles à  des jeunes de 18 à  30 ans qui n’ont jamais eu la chance d’aller à  l’école, et ce dans le but d’améliorer leurs conditions de vie. »

 

LA PRÉPARATION POUR RENAÎTRE

Se préparer à Compostelle couvre les aspects physiques, les aspects pratiques comme ceux du matériel à utiliser, les aspects culturels et enfin les aspects spirituels. Chaque domaine est spécifique et mérite de l’attention. Il faut bien se connaître et préparer son corps pour une marche au long cours de 10 jours à 3 mois. Préparer également les rencontres avec les autochtones et leurs traditions culturelles. S’ouvrir aux beautés du patrimoine et de la nature que ces chemins offrent. Les motivations des pèlerines et de pèlerins vous ont sans doute convaincu de la nécessité de la préparation à vivre et accepter la dimension spirituelle et intérieure du chemin. Le document le plus important à emporter est la credencial du pèlerin qui donne accès aux logements pèlerins et permet de recevoir la Compostela à l’ arrivée à Santiago pour autant que le pèlerin ait marché au moins les 100 derniers km ou roulé à vélo les 200 derniers km. Elle est disponible auprès des associations jacquaires.

Ensuite, les topoguides pour la préparation du pèlerinage, les applications en chemin pour ne pas (trop) se perdre sont les compagnons de voyages habituels. Loger dans les refuges vous demandera de vous adapter à la vie en commun – préparer les repas, utiliser des espaces sanitaires communs, partager « l’ambiance » parfois mélodieuse des ronflements dans le dortoir. Mais c’est cela aussi Compostelle, un voyage initiatique qui éveille tous vos sens.

CONCLUSION

Un pèlerinage est une traversée de la vie, une marche vers une nouvelle vie. Pour certains, il affermit la foi, il réconcilie avec Dieu, à tout le moins avec la dimension sacrée de notre existence. Pour d’autres, il aide à passer une étape, à se convertir, à dépasser un deuil ou plusieurs deuils qui rendaient pesante son existence. Pour certains encore, le pèlerinage apparaît comme une renaissance, une redécouverte de soi que l’on parcourt en croyant, en sportif, en randonneur, et parfois en convalescent.

Quelles que soient les façons de vivre cette marche ou ce pèlerinage, au terme, devant la cathédrale de Santiago, devant la tombe de l’apôtre, l’on se sent aimé, réconcilié, renouvelé. On est devenu pèlerin pour la Vie. On est prêt pour rentrer chez soi. Ce qui constitue la toute dernière étape de cette aventure d’une vie : rentrer chez soi et vivre, partager tout ce que le Chemin a donné. L’Association Belge des Amis de Saint-Jacques de Compostelle a pour devise « A chacun son chemin ». Que ce chemin si particulier que sera le vôtre, ou qu’a été le vôtre, qui s’inscrit dans une longue tradition dans le temps et l’espace vous fasse vivre encore de nombreux moments de bonheur dans votre nouvelle vie.

Le pèlerin est un être de contradiction dans notre époque, qui, par les valeurs qu’il partage en chemin et après son chemin est dans notre monde contemporain un signe de ce dont il a le plus grand besoin aujourd’hui : la Paix et l’Espérance. Ultreia !


Pascal Duchêne

Président, Association Belge des Amis de Saint-Jacques de Compostelle.

Pour nous contacter :

www.st-jacques.be 

amis@st-jacques.ws séances d’informations à Jette tous les premiers jeudis du mois

Touche.be Réseau de Soins & Qualité